FAQ

Le collectif Orléans Ensemble répond à toutes vos questions !

"Votre proposition de gouvernance n’est elle pas une usine à gaz ?"

Ce qui vous semble une usine à gaz, est simplement le choix de permettre aux citoyens et citoyennes de participer aux propositions et aux décisions depuis les conseils de quartier, en passant par les commissions municipales, et sur certains gros sujets, par une assemblée citoyenne consultative juste avant le conseil municipal.

Faire de la co construction voire de la co décision, est un projet politique sérieux et inspiré de ce qui se fait déjà ailleurs, qui doit répondre à l’interpellation des citoyens et citoyennes.

Oui, cela est plus exigeant que de continuer à faire comme ce qui se fait aujourd’hui !

Oui nous voulons redonner du pouvoir aux citoyens et citoyennes !

Oui, l’élu ne doit pas décider seul de tout pendant 6 ans !

Oui, nous portons ce projet de transition démocratique et nous sommes les seuls à le faire !

"Dans votre schéma de gouvernance qui décide en dernier ressort ? Le conseil municipal n’est qu’une chambre d’enregistrement ?"

D’abord, aujourd’hui le CM est une chambre d’enregistrement. Les décisions politiques sont prises juste en amont du CM par ce que l’on appelle le Bureau du maire ou Bureau de la majorité, où le maire et ses principaux adjoints décident des points à soumettre ou non au CM, et des arguments à avancer pour faire voter chaque point. Cette instance non officielle ne fait l’objet d’aucun CR et n’est évidemment pas ouverte à la minorité. Ce que nous proposons, c’est de rendre transparente cette instance au moins pour les grands enjeux ou grands projets. Cette Assemblée Citoyenne Consultative doit permettre d’avoir une assemblée de débat politique. Le formalisme du CM ne pouvant être changé, sauf à la marge, nous assumerons qu’il reste une chambre d’enregistrement des décisions prises en amont mais cette fois de façon transparente.

"Avec tous les conseillers municipaux je n'ose imaginer la démocratie participative à tous les échelons de La République. Cela serait ingérable. Par contre sur certains dossiers elle peut être mise en œuvre."

Nous croyons que trop souvent les élus sont méfiants envers les citoyens et leur capacité à défendre les biens communs. Et d’un autre côté, les citoyens et citoyennes sont de plus en plus méfiants envers leurs représentants. La solution à cela : Les faire travailler ensemble pour qu’un respect mutuel puisse exister. Nous parlons ici de l’échelon local où depuis les années 80, l’Etat français a tenté à de multiples reprises de redonner du pouvoir de décider aux citoyens et citoyennes, au travers des conseils de quartier, des conseils de développement, des CESER, puis des conseils citoyens. Force est de constater que les élus entravent ces organes pour les mettre à leur botte.

Oui, il est possible de bénéficier du savoir d’usage des citoyens et citoyennes à tous les niveaux de décision sans que cela n’alourdisse les procédures mais au contraire les enrichissent. Dans notre schéma, seul l’assemblée citoyenne consultative est créée ponctuellement en lieu et place d’un Bureau du maire opaque. Nous sommes convaincus que si nous réunissons une à 2 fois par an une telle assemblée citoyenne, cela aurait pour effet de redynamiser la participation citoyenne si importante si nous voulons aller vers une démocratie mâture. L’un des freins à cette participation citoyenne, c’est bien aujourd’hui le manque de réel pouvoir à influencer la décision politique. Redonnons du pouvoir aux citoeyns et citoyennes !

"Comment motiver les citoyens et citoyennes à s'engager pour leur ville, alors que toutes les expériences déjà existantes montrent que cela ne marche pas dans le long terme ?"

Nous sommes conscients des difficultés à mettre le pied à l’étrier aux citoyens et citoyennes pour qu’ils et elles s’engagent pour un mandat politique. Nous même pendant cette campagne, et ce depuis 9 mois, nous nous efforçons de convaincre des orléanais et orléanaises de s’engager au service des citoyens et ciytoyennes d’Orléans pendant 6 ans. Nous voyons les difficultés à y parvenir alors que nous avons un  très bon accueil sur le terrain.

Nous voyons ce qui est fait aujourd’hui à Orléans pour co-construire, et devons reconnaître que des efforts sont faits. Mais cela n’est pas à la hauteur du défi qui nous attend pour les années à venir en matière de transition démocratique !

Ne résumons pas les orléanais et orléanaises à des empêcheurs de tourner en rond ou à des individualistes forcenés.

Nous sommes convaincus que pour répondre à la défiance grandissante envers les élus, il faut que les élus eux-même soient moins méfiants envers les citoyens et citoyennes. Et donc créer ou utiliser les espaces de démocratie déjà existants, pour que se fasse un dialogue apaisé et respectieux.

Les citoyens et citoyennes sont aujourd’hui informés et peuvent mettre au profit de la collectivité leur expertise d’usage. De plus en plus ils et elles participeront au partage des informations concernant la gestion de la ville via les big data. La coopération doit être encouragée dans l’intérêt de toutes et tous.

De plus en plus ils et elles interpellent les élus non pas seulement pour leur place de parking devant chez eux, mais pour partager leur expérience de cycliste ou d’usager des transports publics, leurs propositions en terme de recycleries ou de réemploi, leur réflexion sur les ilôts de fraîcheur à conserver dans notre ville, leur analyse des besoins pour les SDF et les familles pauvres,… Pourtant nous voyons trop souvent une frilosité des élus à leur encontre, ou pire, la conviction chez certains que la légitimité des urnes est largement suffisante. 

Pour nous le rôle principal de l’élu est finalement un rôle de facilitateur et non de décideur isolé.

Nous faisons le constat que l’engagement citoyen se fait aujourd »hui de façon temporaire et non plus pour 10, 20 ou 30 ans. D’où également la désaffection des corps intermédiaires. Mais cet engagement se fait de plus en plus de façon ponctuelle, et les élus de demain doivent être conscients que c’est là une ressource largement inexploitée.

La liste citoyenne Orléans Ensemble porte l’utopie que pendant les 6 ans du mandat, chaque orléanais et orléanaise aura contribué au moins une fois aux décisions qui les concernent.

Voici donc plusieurs leviers que portent Orléans Ensemble pour parvenir à un engagement des orlénais et orlénaises (liste non exhaustive) – Ces leviers sont complémentaires et ne sauraient être efficaces de façon isolée :

– Pour sortir du Toujours les mêmes : Tirage au sort, porteurs de parole ou tout autre moyens pour aller chercher des personnes n’osant pas ou ne se sentant pas capable

– Pour répondre à A quoi sert de m’investir si je ne suis pas entendu ? : Valorisation / communication sur les travaux des instances démocratiques qui ont abouti à des décisions politiques – Qui sait par exemple qu’aujourd’hui le CODEV (Conseil de développement a fait tout un travail sur les transports ? Ou quu’n conseil des sages porté par les ASELQO a permis de développer l’offre de navette à la demande ?)

Augmenter la capacité de chacun à s’engager : Indemnisation au même titre que les élus / gestion d’une garde d’enfant, des citoyens et citoyennes engagées dans les instances de démocratie locale. Proposer des formations gratuites sur du développement personnel ou des outils de gestion de projets par exemple. Ces formations seraient également ouvertes aux élus (comme ce qui se fait aujourdh’ui pour la réserve citoyenne).

Co-décision entre élus et citoyens : Participation des citoyens et citoyennes à tous les niveaux de prise de décision des élus exception faîte du conseil municipal (cf. notre schéma de gouvernance).

 

 

"Une idée qui me trouble depuis très longtemps : L’ensemble des citoyens dont je suis ont ils toujours raison ? C’est pour cela que je suis contre le RIP. Aurions nous l’abolition de la peine de mort ou le mariage pour tous par exemple si nous avions suivi l'opinion publique ?"

L’opinion publique n’est pas bonne conseillère de prime abord. C’est de cela dont vous parlez. C’est pourtant aujourd’hui l’opinion qui influence beaucoup les élus. Certains parlent de dictature de l’opinion en lieu et place de l’argumentation journalistique et politique. Les théories du complot sont prospères.

Nous, nous portons l’idée que cette opinion publique doit être éclairée avant de pouvoir influencer les décisions. C’est bien pour cela que nous faisons appel à des jurys citoyens qui sont amenés à formuler un avis citoyen toujours pesé et non dogmatique. Nous avons pu maintes fois l’éprouver. Nous sommes également contre un RIP simple. En l’associant à un jury citoyen afin d’ensuite soumettre à la population la question de départ, éventuellement reformulée et éclairée de l’avis citoyen mettant l’accent sur les points positifs ou négatifs du projet envisagé, pourquoi pas.

"Comment allez vous mener la politique culturelle ? Mettrez vous un ou une experte ? Comment mettre en place un binôme ? "

Comme toute autre compétence municipale, nous entendons que ce ne soit pas un élu mais bien un binôme d’élus (voire plus) qui gère la compétence culture. Nous n’avons pas encore déterminé les intitulés exacts, mais nous chercherons dans chaque délégation à mettre l’accent sur la transversalité des sujets. Si par exemple nous devions avoir comme axes politiques prioritaires, « l’accès à toutes les cultures aux enfants et à la jeunesse », et d’un autre côté « Développer les communs culturels (dans le sens d’autogestion par les citoyens et citoyennes de champs entiers de patrimoine culturels), nous pourrions avoir ces 2 délégations attribuées à 2 élu·e·s qui seraient tous deux élu·e·s à la culture. Un autre principe sera de ne pas mettre a priori d’expert de la culture en tant qu’élu·e à la culture. Un nouveau regard permet d’aller vers de nouveaux possibles, ou des possibles qui étaient refoulés d’office jusque là par ces experts. Le rôle de l’élu enfin ne sera pas de décider pour les autres, mais bien de faire avec les acteurs culturels et les orléanais et orléanaises. Sa mission première étant de créer les lieux et les conditions d’un dialogue, d’une écoute respectueuse, et d’une co-décision, tout en fixant/rappelant le cap, l’axe politique.

"Un élu doit il être un expert notamment en matière de culture ?"

L’expert culturel est par exemple le directeur culturel d’une ville, un artiste vivant de son art, un indépendant conseil en politique culturelle.

La question à se poser est : Un expert dans un domaine sera t-il meilleur élu qu’un non expert en charge de ce domaine ? A notre avis, nommer un grand sportif au poste d’adjoint au sport, ne garantit absolument pas d’avoir un bon élu sauf à penser que la vérité sortira de la bouche de cet élu car il est expert. Dans un autre domaine : En matière de désertification médicale, un médecin généraliste qui a été toute sa vie en statut libéral, est il mieux placé pour défendre l’offre de salariat par une commune ou une métropole, qu’un oeil neuf dans ce domaine ? Non !

Par contre ces experts pourront servir dans une équipe municipale ou au titre d’expert dans les commissions pour apporter leur point de vue qui sera à confronter au même niveau que d’autres expertises notamment celle des usagers que sont les orléanais et orlénaises.

Mais dans tous les cas dans nos grandes communes, l’expertise communément admise (hors de l’expertise d’usage des habitants) est d’abord détenue par les services de la ville eux-même et les acteurs du territoire. C’est à eux qu’il nous faut faire confiance pour maintenir une veille sur ce qui se fait ailleurs, et pour apporter leur regard sur ce qui à leur avis marche et ne marche pas. Regard qui pourra être remis en cause par d’autres regards.

Cette approche n’est en vérité pas nouvelle, et bien des maires ont déjà fait le choix de ne pas nommer des élus « experts ». Chaque élu devant dans tous les cas être formé et se former sur le sujet qui lui est attribué pendant au moins les premiers mois de son mandat, et tout au long du mandat, en apportant son œil neuf sur le sujet !

"Qu'est-ce qu'une liste citoyenne pour vous ?"

Qu’est-ce qu’une liste citoyenne pour Orléans Ensemble ?

Certains parlent plutôt de liste participative. Le fait est que notre projet politique pour les orléanais et orléanaises, a comme base la participation la plus large possible pendant et après l’élection.

Nous rejoignons tout un mouvement national et international autour du municipalisme, de la gouvernance partagée, de la féminisation de la vie politique, de la question des communs, et des outils d’intelligence collective issus de l’éducation populaire.

Citoyennisme-washing – Mais alors que toutes les listes se diront citoyennes ou participatives,

comment nous distinguer des autres ?

Quand tout le monde parle de démocratie et s’engage à faire de la co-construction avec les habitants, nous nous engageons sur un schéma de gouvernance clair dès maintenant (cf. pièce jointe). Et nous nous appliquons à nous-même pendant la campagne ce que nous prônons une fois en responsabilité.

C’est ainsi que nous co-construisons le programme avec les habitants en profitant d’actions sur le terrain, en ouvrant nos réunions à toutes et tous sans carton d’invitation depuis 9 mois, ou encore en organisant des jurys citoyens sur des questions complexes et engageant fortement la collectivité.

C’est ainsi que nous nous sommes dotés d’un groupe de coordination qui est ouvert à tous les signataires de notre charte, que nous partageons toutes les informations via un outil interne (Loomio), et que tous les membres d’Orléans Ensemble votent au jugement majoritaire ce qui engage notre groupe.

Nous sommes effectivement convaincus qu’il faut changer les pratiques politiques locales. Pour cela, il ne faut pas attendre d’être en responsabilité, car il sera alors trop tentant de faire comme nos prédécesseurs.

Les membres d’ Orléans Ensemble font un autre choix : celle d’une reconquête collective de la conduite et de la gouvernance des choix qui impactent nos vies en appliquant les règles d’une démocratie exigeante au service du bien commun (dont la problématique sociale et les questions écologiques). Ceci nécessite que chaque citoyen puisse s’impliquer, s’informer (monter en compétence), écouter l’autre et travailler en commun. Cela oblige que la prise de décisions soit transparente, avec des techniques qui prennent en compte toutes les sensibilités (notamment avec le vote au jugement majoritaire).

Ainsi, les projets continueront d’être co-construits en responsabilité, en respectant les objectifs principaux d’Orléans Ensemble (social, environnement et démocratie) et les axes politiques que nous défendrons devant les électeurs et électrices. Cela nécessite, autant que possible, en premier lieu sur les choix structurants, que ces choix soient votés/décidés de manière équilibrée entre les élus et les citoyens. De manière concrète, pour les futurs élus et pour la gouvernance en responsabilité, cela nécessite la mise en place des 5 premiers engagements suivants :

– Transparence des travaux et décisions via outils de communication modernes sauf sur confidentialités spécifiques

– Vigilance face aux conflits d’intérêts et aux atteintes à l’intérêt commun (aux biens communs)

– Indemnités réparties le plus équitablement selon l’engagement de chacun

– Mise en place d’un conseil des sages qui observe et conseille sur les processus démocratiques mis en œuvre ou à mettre en place

– Non cumul des mandats exécutifs

Ce sera le devoir des membres d’ Orléans Ensemble de porter ces valeurs et ces principes au sein d’une future équipe municipale et de l’équipe métropolitaine en nous engageant dès la campagne à échanger sur ces sujets avec d’autres listes candidates dans la Métropole.

Enfin, quand tout le monde s’engage à placer le projet avant les questions de personnes, nous nous le faisons.

Nous désignerons seulement le 2 décembre notre début de liste au jugement majoritaire dont le binôme tête de liste. Cette élection sera sans appel à candidature pour la tête de liste et donc donne sa chance à tout le monde.

Ce texte reprend des éléments votés au jugement majoritaire au sein de Orléans Ensemble :

https://jugementmajoritaire.net/vote/1323aaa770a15bcd013863f6a4c692bf73154fd59ac0

"Votre liste est elle composée de citoyens qui seraient plus citoyens que les autres ? Les élus ou les membres de partis politiques ne sont ils pas des citoyens au même titre que des non élus ?"

Déjà il nous faut faire le distingo entre usagers, habitants et citoyens. Les citoyens et citoyennes sont pris dans une acceptation plus de contributeurs/trices au bien commun que les seuls usagers ou habitants. Etre simple usager d’un service peut permettre de donner son avis sur ce service précis. Etre habitant·e peut permettre de donner un avis sur son quartier ou les quartiers de sa ville ou nous nous rendons. Etre citoyen et citoyenne de sa ville, c’est s’intéresser à toutes et tous dans leur diversité, et se former à l’ensemble des problématiques qui concernent sa ville. Aussi le vote seul ne fait pas d’un usager ou d’un habitant, un citoyen !

Nous mettons au premier plan l’engagement citoyen de quelque nature que ce soit, et l’engagement politique en particulier. Nous portons la volonté politique de rendre citoyen et citoyenne tout usager/toute usagère, tout habitant/toute habitante d’Orléans.

Comme nous l’avons déjà dit, certains au niveau national, parlent plutôt de listes participatives que de listes citoyennes. Pourquoi alors continuer à utiliser le mot de « citoyenne » pour notre liste ?

Déjà parce que notre liste regroupant des sensibilités diverses, elle ne peut être étiquettée comme celles qui ont le soutien plus ou moins officiel d’un parti politique. Aujourd’hui le sens donné à « Liste citoyenne », vient justement en différenciation aux listes partisanes.  Ceci est clairement identifié par le grand public.

D’autre part notre projet politique est clairement très en pointe par rapport à tous les autres projets des listes candidates à Orléans, sur la question de la transition démocratique. Notre projet cherche à mettre les citoyens et citoyennes au coeur des décisions qui les concernent, donc à tous les étages des prises de décision.

Enfin parce que l’essentiel de celles et ceux qui composent cette liste sont non encartés, et bien souvent novices en politique.

Notre mode de désignation de la liste Orléans Ensemble

Vous êtes une liste citoyenne qui vous interrogez sur comment désigner le plus démocratiquement possible votre liste des candidat·e·s. Orléans Ensemble a testé pour vous et souhaite partager son expérience ! Orléans Ensemble a organisé le 02 décembre dernier la...

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